L'esprit ROCK
I Don’t Like Mondays
C’est un triste fait divers qui donne le premier tube des The Boomtown Rats il y a 27 ans.
Un lundi comme les autres, la jeune fille Brenda Ann Spencer agée de 16 ans se rendit à l’école, et pendant plus de 6 heures déchargea les cartouches de son fusil sur les élèves de son école primaire.
Lors de son interpellation elle déclara : “I don’t like Mondays. This livens up the day” (Je n’aime pas les Lundis. Ce que j’ai fais a animé ce jour).
Cette fusillade inspira Bob Geldof quelques mois plus tards, et écrivit la chanson “I don’t like monday“.
La chanson qui suit n’est pas l’original, mais la reprise de Tori Amos, particulièrement émouvante. Sa voix frissonnante interprète parfaitement et nous laisse imaginer la douleur, et la fragilité de la jeune fille.
Les zombies de retour
Et comme le hazard fait bien les choses, mon post d’hier vient le jour de l’annonce du retour sur scène des Zombies.
40 ans après la sortie de leur phénoménal album Odessey and Oracle , les quatre Zombies survivants (Colin Blunstone, Rod Argent, Chris White et Hugh Grundy…le cinquième, Paul Atkinson, étant malheureusement décédé en 2004) se réuniront les 7 et 8 mai 2008 à Londres (Sheperds’s Bush Empire) pour deux concerts exceptionnels qui leur permettront de jouer pour la première fois l’intégralité de leur œuvre.
Largement réhabilités depuis leur split par la presse spécialisée et par le public qui ont élevé (à juste titre) le combo au rang de groupe mythique de la fin des sixties, cette initiative devrait faire du bruit dans l’année qui vient. J’espère vivement qu’elle sera élargie à quelques dates supplémentaires…en France notamment .
The Zombies - Odessey & Oracle
En plein milieu des années 60, entre Sgt Pepper et Pet Sound, Odessey & Oracle des Zombies est sûrement un des meilleurs albums de la décennie.
Mais the Zombie est aussi le groupe le plus méconnu et le plus incompris de toute la génération psyché-pop.
Qu’est ce qui différencie les Zombies des autres, Beach Boys, Beatles, ou autres Kinks?
Les Zombies n’incarnent rien. Ils ne sont ni surfers, ni rockers, ni grande gueule, pas de figure charismatique à la Lennon, à la Ray Davies, ou encore à la Pete Townsend. Ils n’ont pour eux que leur musique. Une sorte de Buddy Holly face à Elvis en somme.
Leurs chansons sont à la fois très compliquées et recherchées tout étant terriblement accrocheuses.
C’est avec des moyens du bord qu’est enregistré “Odessey & Oracle” dans le studio mythique d’Abbey Road. Album devait à l’origine s’appeler “Odyssey & Oracle”, mais le titre actuel est dû à une erreur du graphiste, et le manque de moyens les a obligés à garder la faute ! A sa sortie en 1968, l’album fait un bide, et seulement deux semaines après sa sortie, le groupe se sépare, faute de succès.
Odessey & Oracle” est désormais considéré comme un chef-d’œuvre, souvent comparé au “Pet Sounds” des Beach Boys pour l’harmonie des voix, ou au “Sgt Pepper” des Beatles pour les arrangements.
C’est un album d’une grande fraîcheur, sans doute un précurseur de la musique progressive, encore incroyablement d’actualité et qui inspire nombre de nouveaux groupes et artistes tels que The Shins, Of Montréal, Belle et Sebastian, ou Beck… Il n’est pas trop tard pour découvrir The Zombies…
Hung Up On A Dream pour la route, mais c’est terriblement vu la grandeur de l’album.
The Bishops
The Bishops, un petit groupe (par la taille, ils sont 3), ils nous viennent d’Angleterre, et nous distillent une musique dans la pure tradition britpop.
Agés d’à peine 20 ans, les deux jumeaux Mike et Pete Bishop ont ça dans la peau et, après avoir dégoté dans un pub le batteur écossais Chris McConville, ils se sont empressés de matérialiser leurs ambitions. Leur premier album, réalisé sous la houlette de Liam Wilson (le producteur des White Stripes), n’a rien d’une gentillette copie sixties. Le trio y enchaine les tubes pop-rock oldies avec une aisance et un savoir faire déconcertant, et ce, sans jamais oublier d’y adjoindre une petite touche moderne.
Avec leurs accents 60’s, très Kinks, les compositions de The Bishops sont impeccablement taillées – à l’image de leurs costumes – pour la scène. De toute évidence, le sens de la mélodie et de la mesure rythmique semble un don inné chez les Bishops.
Je vous recommande de profiter des vacances des voisins pour gouter pleinement à l’énergie de ce premier album éponyme des Bishops.
Parce qu’il faut bien une date
Un petit post pour feter le 53ème anniversaire du rock, date de la sortie du premier single d’Elvis : That’s all Right/Blue Moon of Kentucky édité par la maison Sun records avec le génial Sam Philipps.
Sur le disque le titre s’appelle (sans le (Mama) du titre original), et précise le nom des artistes: Elvis Presley, Scotty & Bill
Ce titre de légende reçu un Grammy et a été nommée par le magazine Rolling Stone comme le disque qui a commencé la révolution du rock. Cette date n’est que symbolique, le rock n’est pas sorti de nul part un beau matin, mais c’est le fruit d’une longue évolution.
Je prendrai le temps bientôt de vous préparer un post sur ma vision de la genèse du rock.
Joe Strummer : The Future Is Unwritten
Excellent portrait de Joe Strummer, de très bonnes archives, et une superbe réalisation qui aurait eu vite fait de tourner guimauve! Ce documentaire retrace dans la plus grande objectivité TOUTE la vie de cette figure emblématique du punk. C’est le portrait d’un rocker humaniste, d’un homme complexe, tiraillé, et assoiffé d’expériences.
Bizarre qu’il ne s’attarde pas un peu plus sur l’album London Calling. Personnellement j’aurais aimé que le documentaire soit un peu plus replacé dans le contexte de l’époque, mais il apporte beaucoup de réponses sur les influences et sur la richesse du son des Clash comparé a celui des punks de l’époque.
A voir absolument, c’est déjà un classique.
La réincarnation de Stevie Ray Vaughan
… et elle n’a que 12 ans ! Il s’appelle Fredrik Strand Halland, et a déja tout du maitre.
C’est incroyable d’avoir tant de maitrise mais surtout tant de musicalité à cet age !
Le style, la voix, les nuances, le blues … tout y est.
Une superbe reprise de Texas Floud !
Une seconde claque pour les amateurs :Mary Had a Little Lamb
Dance Tonight - Paul McCartney
J’ai un petit faible pour le dernier single de Sir Paul McCartney «Dance Tonight» et tout particulièrement pour son clip.
Le réalisateur de ce mini chef d’oeuvre est l’excellent Michel Gondry (à qui l’on doit le géniallissime«Eternal Sunshine Of The Spotless Mind») et la participation de la belle Natalie Portman …
Je ne sais pas ce que vous en pensez ?
Les CD de Prince gratuits
Prince a décidé d’offrir gracieusement son nouveau disque, “Planet Earth”, aux lecteurs du Mail on Sunday, dans lequel il sera inséré sans supplément de prix.
Le quotidien a ouvert un site Internet spécialement dédié à l’évènement et déjà son scoop fait grincer des dents. Aux dernières nouvelles, il aurait même renoncé à le distribuer chez les disquaires. Qui se fâchent tout rouge.
Depuis le début des années 90, et son retrait de l’industrie musicale - symbolisé par le choix de ce symbole (
) imprononçable pour le représenter, Prince a pris un malin plaisir à sortir des sentiers battus. En autoproduisant des albums sortis confidentiellement, par exemple, et en les défendant dans de petites salles. Lorsqu’il redevient “Prince” en 2000 et signe de nouveau avec des grandes maisons de disque c’est uniquement pour des accords de distribution limités. Sans jamais perdre la main sur son travail.
Celui qui est capable de jouer de plus de vingt instruments vient de prouver qu’il n’a pas son pareil pour créer un buzz. Mais pas seulement. Au moment où la musique lutte pour trouver un nouveau modèle économique, à l’ère du piratage et de la musique dématérialisée, Prince innove. En “lâchant” ses rétributions sur le support matériel pour se rattraper, peut-être, sur une tournée triomphale.
D’ailleurs, le chanteur américain pourrait même offrir son CD à tous ceux qui achèteront un billet pour assister à son concert !
Et si ce n’était pas qu’un buzz, mais véritablement un nouveau modèle economique. Dur pour l’industrie du disque.
Big Mama Thornton - Hound Dog
Un petit tour d’histoire avec l’une des grand mères du rock : Willie Mae Thornton, la fille d’un pasteur et d’une chanteuse d’église, à 14 ans elle voyage avec la Hot Harlem Revue où elle joue pendant 7 ans. Elle déménage dans le Texas en 1948 et joue dans les clubs locaux. Elle signe au début des années 1950 avec le label Peacock. C’est là quelle enregistre en 1953 son morceau le plus connu Hound Dog (de Jerry Leiber & Mike Stoller) avec l’orchestre de Johnny Otis.
Ce morceau a été n° 1 du hit-parade rhythm and blues pendant 7 semaines. De sa vie elle ne touchera que 500$ de droits sur cette chanson !
Vous remarquerez sur la vidéo, le talent du jeune guitariste dans le fond qui n’est autre que “Buddy Guy”. Un grand grand moment de blues !
Voici maintenant la version rock que Elvis Presley a popularisé pour le public blanc et le live : http://www.dailymotion.com/video/xqpcs_elvis-presley-hound-dog
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