
La semaine dernière, j’ai realisé un rêve de gosse: je suis allé voir Jacques Dutronc au Zenith.
En 1992, j’avais sollicité mon père afin que celui ci m’accompagne au Casino de Paris. Mais, malgré ma motivation et mon insistance, l’opération échoua. Mon amour pour l’homme au cigare frôlait l’obsession à tel point que certaines K7 ont fini par être avalées par la chaîne du paternel.
Alors, cette année, à l’annonce de son retour sur scène, j’ai décidé d’acheter deux places pour le Zenith. Le spécimen étant d’un naturel contemplatif, oisif, j’ai sauté sur l’occasion. Effectivement, le « grand Jacques » se produit sur scène tous les vingt ans, en moyenne… il faut donc être attentif à ses rares mouvements.
A ce propos l’animal devait probablement avoir envie d’offrir des réfrigérateurs à tous ses amis pour trouver l’envie de remonter faire le zouave devant nous. Sa déclaration au Grand Journal pouvait aussi laisser songeur : « la prochaine fois, je serai probablement périmé. »Le cynisme du personnage m’a toujours fasciné; il se joue de la grande faucheuse en la narguant avec son verre de whisky et son gros cigare caché derrière ses lunettes d’aviateurs.
Nous voilà donc, le jour j, installé confortablement au centre du Zenith dans les gradins: la vue est imprenable. (Lire la suite…)
