Le Rock est un Culte (païen), retrouvez ses prophètes

Gainsbourg (vie héroïque) chez vous.

Amis lecteurs, j’ai une bonne nouvelle pour vous!

Vous aurez probablement remarqué, surtout si vous êtes parisien, que le temps n’est pas au beau fixe. Alors si vous n’osez pas vous aventurer dehors, de peur d’essuyer une averse, nous vous invitons à vous procurer le DVD du film « Gainsbourg (Vie héroïque) ». (Lire la suite…)

Ab'Fab, le 2 juin 2010

Gainsbourg (vie héroïque), un conte fantasmatique

Ca y est, c’est fait, je suis allé voir « Gainsbourg (vie héroïque) » de Joann Sfar et j’ai été particulièrement surpris. Surpris est le mot juste car pour être honnête, je m’y suis rendu avec un à priori très négatif. Cela fait des mois qu’on nous abreuve d’images furtives et de mots à propos de ce film. La promo faite autour de celui-ci m’a particulièrement gavée, j’en ai eu les dents du fond qui baignent. Pour moi, c’était le film parisien et bobo de l’année. La fascination des journalistes pour la ressemblance entre Serge Gainsbourg et Eric Elmosnino me semble encore plus ridicule après avoir vu le film.
La sur-médiatisation de ce film (ça n’est pas un cas isolé) empêcherait presque le public d’avoir un avis. Aujourd’hui, on nous dit quoi boire, manger, qui écouter, regarder et aimer.

Passons au point positif de cet article: le film.

A mes yeux, ce film est une réussite car il ne s’agit pas d’un biopic à proprement parler. Nous ne sommes pas dans le même registre que « La môme ». La volonté du réalisateur et scénariste Joann Sfar n’était pas de coller à la réalité de Gainsbourg mais à son fantasme permanent. La vie de Gainsbourg était en grande partie tournée vers les femmes et l’image qu’il pouvait donner d’elles et c’est à travers celles-ci que son fantasme s’exprimait. (Lire la suite…)

Ab'Fab, le 21 janvier 2010

Jacques Dutronc, un rêve de gosse

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La semaine dernière, j’ai realisé un rêve de gosse: je suis allé voir Jacques Dutronc au Zenith.
En 1992, j’avais sollicité mon père afin que celui ci m’accompagne au Casino de Paris. Mais, malgré ma motivation et mon insistance, l’opération échoua. Mon amour pour l’homme au cigare frôlait l’obsession à tel point que certaines K7 ont fini par être avalées par la chaîne du paternel.

Alors, cette année, à l’annonce de son retour sur scène, j’ai décidé d’acheter deux places pour le  Zenith. Le spécimen étant d’un naturel contemplatif, oisif, j’ai sauté sur l’occasion. Effectivement, le « grand Jacques » se produit sur scène tous les vingt ans, en moyenne… il faut donc être attentif à ses rares mouvements.
A ce propos l’animal devait probablement avoir envie d’offrir des réfrigérateurs à tous ses amis pour trouver l’envie de remonter faire le zouave devant nous. Sa déclaration au Grand Journal pouvait aussi laisser songeur : « la prochaine fois, je serai probablement périmé. »Le cynisme du personnage m’a toujours fasciné; il se joue de la grande faucheuse en la narguant avec son verre de whisky et son gros cigare caché derrière ses lunettes d’aviateurs.

Nous voilà donc, le jour j,  installé confortablement au centre du Zenith dans les gradins: la vue est  imprenable. (Lire la suite…)

Ab'Fab, le 18 janvier 2010

Them Crooked Vultures: Rock’n Revival

On ne peut pas réduire le Rock à un style musical, c’est aussi une culture, un état d’esprit.

Them Crooked Vultures nous le démontrent bien à travers leur premier album éponyme. On sent, dès la première écoute, qu’ils ont travaillé leurs classiques.

Cet album est puissant, le travail autour du son et de la production a été rondement mené. On ressent l’influence des seventies, et certaines compositions (Scumbagblues, Reptile) peuvent rappeler certains titres de Cream (Jack Bruce, Ginger Baker, Eric « god » Clapton), d’autres peuvent avoir un côté Bowie (Warsaw or the first breath you take after youo give up).
Pour aller au bout de leur démarche, Josh Homme et Dave Grohl se sont adjoint les services de John Paul Jones: Le bassiste (multi-instrumentiste) de Led Zeppelin.

Effectivement, le Line up du groupe nous annonce la couleur. On sent que ces messieurs ne sont pas là pour enfiler des perles, mais pour faire sonner du ROCK.
Avant la sortie de leur galette, nos chers amis ont écumé de nombreux festivals, dont Rock en Seine. Dans le même temps, nous avons assisté au décès d’un groupe (Oasis) et à la naissance d’un autre (les petits poix alias TCV). (Lire la suite…)

Ab'Fab, le 18 janvier 2010

On vous offre le Jukebox de John Lennon

Jukebox

Il y a 20 ans Christie’s vendait aux enchères le Jukebox de John Lennon pour 5000 dollars qu’il avait acheté lui même 24 ans plutôt (en 1965). Rempli par ses soins, le Jukebox ne le quittait plus sur ses tournées.

L’esprit Rock vous fait faire des économies et vous offre l’offre, enfin la playlist. Qu’est ce qu’écoutait John ? Qu’est ce qui inspirait John ? Le gars aux petites lunettes ronde avait pas si mauvais gout !

Le jukebox de John Lennon

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Rémi, le 8 octobre 2009

Plagiat, à qui le tour?

Dans série plagiat, nous continuons avec les Guns’n Roses:

Deux labels indépendants ont décidé de poursuivre les Guns N’ Roses et le groupe Universal musique. La chanson « Riad n’ the bedouins » reprendrait des passages de deux compostions de l’artiste allemand Ulrich Schnauss: « Wherever you are » et « A strangely isolated place » . Les deux labels réclament un million de dollars de dommages.

Ma stupéfaction a été assez grande à la lecture de cette information, sur le site de Rolling Stone Magazine. Mais très vite, je me suis souvenu que G N’ R n’était plus le groupe que j’avais tant aimé, et ce pour plusieurs raisons:

  • Le seul membre ayant été capable de supporter les crises récurrentes de William Axl Rose depuis la naissance du groupe fut W.A.R lui même.
  • D’autre part, la gestion du groupe et de l’égo de chacun des membres a été fragilisée par leur dépendance à l’alcool, la cocaïne, j’en passe et des meilleurs.
  • Enfin, il aura fallu attendre 15 ans entre la sortie de « Spaghetti incident » (1993) et  celle de « Chinese democracy » (2008), 15 ans pendant lesquelles les turpitudes du groupe, jusqu’à sa décomposition, n’auront pas échappé à la presse people et la presse musicale. Sans oublier la rubrique judiciaire avec les différents procès intentés par les membres, à tour de rôle, afin de désigner le propriétaire du nom « Guns N’ Roses » et des chansons. Sans réelle surprise le grand vainqueur de cet épisode fût le charismatique W.A.R.

Et oui, pendant que ce cher Axl se laissait happer par sa paranoïa, son narcissisme et sa mégalomanie, les anciens membres du groupe ont continué leur chemin. Matt Sorum, Duff Mckagan et Slash ne se sont pas reposés sur leurs lauriers.

Dès 1995 Slash sort son premier album solo Slash’s Snakepit « It’s five o’clock somewhere ».Il est accompagné de Gilby Clark (guitare), Matt Sorum (Batterie), tous deux ex Guns, de Mike Inez (bassiste de Alice In chains) et d’Eric Dover (Chant). « Ain’t life grand » sort en 2000 sous la même entité mais avec d’autres musiciens pour accompagner Slash. En 2004 et 2007, il sort « contraband » puis « Libertad » avec  Velvet Revolver dont le line up comprend Matt Sorum, Duff Mckagan, Dave kushner et Scott Weilland.

Vous constaterez que je n’ai pas détaillé la carrière de chaque membre, je me suis attardé sur les plus emblématiques et charismatiques.

Encore une fois, je constate que les musiciens qui s’attardent sur le traitement de leur image et qui ne vont pas à l’essentiel s’égarent. La justice nous dira si il y a réellement eu plagia. Mais quelque soit le résultat, on peut déjà dire que la médiocrité de   »Chinese democracy »  est venue entériner la mort du groupe Guns N’ Roses.

Ab'Fab, le 7 octobre 2009