L'esprit ROCK
La discothéque idéale selon l’industrie du disque
La NARM (National Association of Recording Merchandisers) a établi en collaboration avec “Rock ‘n Roll all of Fame” la liste des 200 albums les plus influents et populaires de l’histoire du Rock. Une sorte de discothèque idéale selon l’industrie du disque. Definitive 200
Peu de surprises dans les 10 premiers, on retrouve les classiques :
- BEATLES – SGT. PEPPER’S LONELY HEARTS CLUB BAND
- PINK FLOYD – DARK SIDE OF THE MOON
- MICHAEL JACKSON – THRILLER
- LED ZEPPELIN – LED ZEPPELIN IV
- U2 – JOSHUA TREE
- ROLLING STONES – EXILE ON MAIN ST.
- CAROLE KING – TAPESTRY
- BOB DYLAN – HIGHWAY 61 REVISITED
- BEACH BOYS – PET SOUNDS
- NIRVANA – NEVERMIND
Toute la liste sur le site Rock ‘n Hall
Mes Commentaires :
- On note une excellente 7ème place pour Carole King que je n’attendais pas si haut, mais pourquoi pas.
- J’aurais aimé voir Harvest de Neil Young un peu plus haut.
- Jimi Hendrix et son “Are you Experienced ?” aurait mérité une place dans le top 20
- Elvis n’arrive que 53 ème …
- Le Revolver des Beatles loin derrière Norah Jones est plus que révoltant.
- Mieux, London Calling des Clash au même niveau que Céline Dion, ca fait mal !
- Et le ponpon je crois que c’est Avril Lavigne devant Ziggy Stardust de David Bowie et Stevie Ray Vaughan
Enfin tous les gouts sont dans la nature…
Du sexe pour plus de visibilité
Comment booster un peu les visites sur un blog. Le moyen le plus facile c’est… le sexe bien sur.
J’en profite pour présenter The Cribs, un groupe de 3 frères anglais dont 2 jumeaux, on n’est pas loin des Bishops. Décidément il doit y avoir quelque chose dans les gènes. A la différence que je suis beaucoup moins fan. Des musiques faciles, des mélodies naïves, des refrains paillards, on n’est pas loin du bac à sable.
Et le sexe dans tout ça ? J’y reviens, pas moins de 3 versions pour le clip de leur dernier single “Men’s need“.
- La version clean, sans aucun intérêt
- La version black-bar, avec les carrés noirs pour les heures des grandes écoutes
- Il n’y a personne derrière l’écran ? La version dirty
Si les riffs vous rappellent quelque chose, ne cherchez pas, c’est Akex Kapranos le compositeur/chanteur des Franz Ferdinand qui produit l’album.
Quant à savoir si le clip à permis de mieux vendre le premier album que les deux premiers …
Louis Bertignac à Taratata “Vas-y guitare”
Pendant que je rédigeais le billet sur Tom Morello, je regardais en même temps “Mon Taratata”, et je suis tombé sur l’excellent live de Louis Bertignac “Vas-y guitare”. Je ne peux pas m’enpecher de vous faire partager cette très bonne performance.
Allez, Vas-y guitare
Vous noterez qu’il finit la chanson sur 5 cordes sans que la qualité du solo n’en patisse le moins du monde !
Quelques autres bonnes performances quil à fait sur ce même plateau de taratata :
- “Sittin’ on the dock on the bay” avec Luther Allison
- “Proud Mary” avec Zazie
- “Ca c’est vraiment toi” avec Téléphone (sans Corinne)
- “Boom Boom Boom” avec Eric Burdon (the Animals)
Merci à France4 pour cette émission qui nous offre souvent de beaux bijoux.
Tom Morello est “The Nightwatchman”
The Nightwatchman, c’est sous ce pseudonyme que revient Tom Morello avec un album plus que surprenant, « One Man Revolution ».
Pour rappel, Tom Morello est le guitar-hero de l’excellent groupe regretté RATM (Rage Against the Machin) et du groupe Audioslave. Ne vous attendez pas à retrouver les rugissements de la guitare des RATM, exit les riffs puissant à s’en décrocher la nuque, Tom Morello a tout simplement troqué sa Télécaster pour une guitare classique.
C’est donc dans un tout autre registre que nous délivre son premier album solo quoi que tout aussi contestataire. A l’image des « protests song » de Bob Dylan, de Neil Young, ou de Bruce Springsteen, the Nightwatchman nous assène de coups de gueules, et de prises de positions politiques.
Pourquoi nous avait-il caché ce fabuleux organe ? Sa voix nous fait largement pensé à celle de Léonard Cohen ou de Johnny Cash.
Un disque simple, des sons clairs, des influences rock, blues et folk, des paroles revendicatrices, une bonne recette pour faire un très bon disque.
Bravo à Tom pour son audace de s’être aligné sur un tel registre, le résultat est largement à la hauteur.
The White Stripes - Icky Thump
Je ne vais être que le millième à faire une critique élogieuse de ce 6ème album des White Stripes, mais je ne peux pas passer à coté !
Nos papilles auditives sont sur qui-vive dès la première chanson. Des saveurs de Led Zeppelin, un arrière goût de Beatles, voir un retour de Queen. C’est une batterie martiale qui va faire lever des stades, qui ouvre Icky Thump! La seconde piste est un peu plus tubesque, mas tout aussi énerique. J’aurais bien pris le temps de vous lister les chansons dans leur exhaustivité mais je vais juste citer « Conquest », un bijou de sauvagerie sur un fond de trompette mexicaine, et « Catch Hell Blues » un blues hargneux, rythmé, sur des rugissement de guitare.
Dans chacune des chansons de Icky Thump on retrouve des nouvelles dimensions au son particulier des White Stripes. Je ne suis pas sur qu’on est de hit à la « Seven Nation Army » mais on a juste à faire à un album rock noir dans tous ses éléments, et c’est sans nul doute LE meilleur album des Stripes.
I Don’t Like Mondays
C’est un triste fait divers qui donne le premier tube des The Boomtown Rats il y a 27 ans.
Un lundi comme les autres, la jeune fille Brenda Ann Spencer agée de 16 ans se rendit à l’école, et pendant plus de 6 heures déchargea les cartouches de son fusil sur les élèves de son école primaire.
Lors de son interpellation elle déclara : “I don’t like Mondays. This livens up the day” (Je n’aime pas les Lundis. Ce que j’ai fais a animé ce jour).
Cette fusillade inspira Bob Geldof quelques mois plus tards, et écrivit la chanson “I don’t like monday“.
La chanson qui suit n’est pas l’original, mais la reprise de Tori Amos, particulièrement émouvante. Sa voix frissonnante interprète parfaitement et nous laisse imaginer la douleur, et la fragilité de la jeune fille.
Les zombies de retour
Et comme le hazard fait bien les choses, mon post d’hier vient le jour de l’annonce du retour sur scène des Zombies.
40 ans après la sortie de leur phénoménal album Odessey and Oracle , les quatre Zombies survivants (Colin Blunstone, Rod Argent, Chris White et Hugh Grundy…le cinquième, Paul Atkinson, étant malheureusement décédé en 2004) se réuniront les 7 et 8 mai 2008 à Londres (Sheperds’s Bush Empire) pour deux concerts exceptionnels qui leur permettront de jouer pour la première fois l’intégralité de leur œuvre.
Largement réhabilités depuis leur split par la presse spécialisée et par le public qui ont élevé (à juste titre) le combo au rang de groupe mythique de la fin des sixties, cette initiative devrait faire du bruit dans l’année qui vient. J’espère vivement qu’elle sera élargie à quelques dates supplémentaires…en France notamment .
The Zombies - Odessey & Oracle
En plein milieu des années 60, entre Sgt Pepper et Pet Sound, Odessey & Oracle des Zombies est sûrement un des meilleurs albums de la décennie.
Mais the Zombie est aussi le groupe le plus méconnu et le plus incompris de toute la génération psyché-pop.
Qu’est ce qui différencie les Zombies des autres, Beach Boys, Beatles, ou autres Kinks?
Les Zombies n’incarnent rien. Ils ne sont ni surfers, ni rockers, ni grande gueule, pas de figure charismatique à la Lennon, à la Ray Davies, ou encore à la Pete Townsend. Ils n’ont pour eux que leur musique. Une sorte de Buddy Holly face à Elvis en somme.
Leurs chansons sont à la fois très compliquées et recherchées tout étant terriblement accrocheuses.
C’est avec des moyens du bord qu’est enregistré “Odessey & Oracle” dans le studio mythique d’Abbey Road. Album devait à l’origine s’appeler “Odyssey & Oracle”, mais le titre actuel est dû à une erreur du graphiste, et le manque de moyens les a obligés à garder la faute ! A sa sortie en 1968, l’album fait un bide, et seulement deux semaines après sa sortie, le groupe se sépare, faute de succès.
Odessey & Oracle” est désormais considéré comme un chef-d’œuvre, souvent comparé au “Pet Sounds” des Beach Boys pour l’harmonie des voix, ou au “Sgt Pepper” des Beatles pour les arrangements.
C’est un album d’une grande fraîcheur, sans doute un précurseur de la musique progressive, encore incroyablement d’actualité et qui inspire nombre de nouveaux groupes et artistes tels que The Shins, Of Montréal, Belle et Sebastian, ou Beck… Il n’est pas trop tard pour découvrir The Zombies…
Hung Up On A Dream pour la route, mais c’est terriblement vu la grandeur de l’album.
The Bishops
The Bishops, un petit groupe (par la taille, ils sont 3), ils nous viennent d’Angleterre, et nous distillent une musique dans la pure tradition britpop.
Agés d’à peine 20 ans, les deux jumeaux Mike et Pete Bishop ont ça dans la peau et, après avoir dégoté dans un pub le batteur écossais Chris McConville, ils se sont empressés de matérialiser leurs ambitions. Leur premier album, réalisé sous la houlette de Liam Wilson (le producteur des White Stripes), n’a rien d’une gentillette copie sixties. Le trio y enchaine les tubes pop-rock oldies avec une aisance et un savoir faire déconcertant, et ce, sans jamais oublier d’y adjoindre une petite touche moderne.
Avec leurs accents 60’s, très Kinks, les compositions de The Bishops sont impeccablement taillées – à l’image de leurs costumes – pour la scène. De toute évidence, le sens de la mélodie et de la mesure rythmique semble un don inné chez les Bishops.
Je vous recommande de profiter des vacances des voisins pour gouter pleinement à l’énergie de ce premier album éponyme des Bishops.
Parce qu’il faut bien une date
Un petit post pour feter le 53ème anniversaire du rock, date de la sortie du premier single d’Elvis : That’s all Right/Blue Moon of Kentucky édité par la maison Sun records avec le génial Sam Philipps.
Sur le disque le titre s’appelle (sans le (Mama) du titre original), et précise le nom des artistes: Elvis Presley, Scotty & Bill
Ce titre de légende reçu un Grammy et a été nommée par le magazine Rolling Stone comme le disque qui a commencé la révolution du rock. Cette date n’est que symbolique, le rock n’est pas sorti de nul part un beau matin, mais c’est le fruit d’une longue évolution.
Je prendrai le temps bientôt de vous préparer un post sur ma vision de la genèse du rock.
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